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  • Résidence alternée : calendrier parlementaire PPL 819

    Résidence alternée : calendrier parlementaire PPL 819

    Résidence alternée : JSP suit de près le calendrier parlementaire de la PPL 819 (de concert avec d’autres associations)

    Dans le cadre de la mobilisation de plusieurs acteurs associatifs en faveur de la proposition de loi n°819 visant à soutenir la pratique de la résidence alternée, le président de JSP a échangé par téléphone, lundi 9 mars 2026, avec un attaché parlementaire d’une députée signataire de la dite PPL.

    Au cœur de cet échange figurait la question du calendrier parlementaire et des opportunités d’inscription du texte à l’ordre du jour. Selon l’attaché parlementaire, les « semaines transpartisanes » évoquées dans les discussions politiques correspondent en réalité aux semaines de travail fixées par l’Assemblée Nationale durant lesquelles les groupes parlementaires peuvent inscrire des textes soutenus au-delà des clivages politiques.

    L’ordre du jour de ces semaines est déterminé par la Conférence des présidents de groupe de l’Assemblée nationale, l’instance chargée d’organiser la programmation des débats et des examens de textes. La prochaine réunion de cette conférence doit se tenir le 24 mars. Elle devra notamment arrêter l’ordre du jour de la prochaine semaine transpartisane.

    Cette séquence parlementaire est prévue du 4 au 8 avril 2026, soit deux semaines après les élections municipales. Elle pourrait constituer une fenêtre potentielle pour l’examen de la Proposition de loi n°819 sur la résidence alternée, soutenue par plusieurs associations engagées dans la promotion de l’égalité parentale.

    D’après les informations communiquées lors de cet échange, deux autres semaines transpartisanes sont d’ores et déjà programmées avant l’été : du 11 au 15 mai 2026, puis du 1er au 5 juin 2026.

    Pour les organisations mobilisées autour de la résidence alternée, ces échéances parlementaires représentent autant d’opportunités pour poursuivre les discussions avec les groupes politiques et tenter de faire avancer le texte au sein de l’Assemblée Nationale.

    Enfin, il ressort également d’autres échanges que des opportunités alternatives de mise à l’Ordre du Jour de l’Assemblée Nationale existent. Nous multiplions donc les démarches pour voire aboutir la PPL 819.

  • Regroupement régional JSP Grand Ouest 18 octobre

    Regroupement régional JSP Grand Ouest 18 octobre

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    Ensemble pour un café JSP le 18 octobre à 14h à côté de Rennes

    Regroupement régional JSP Grand Ouest

    Privés de leurs enfants, ces pères se battent en silence — et les enfants en paient le prix

    Samedi 18 octobre 2025 à Cesson-Sévigné, dans la banlieue de Rennes, se sont réunis au Whitefield Café des adhérents du Grand Ouest de notre association Jamais Sans Papa pour le second regroupement régional de l’année en ces lieux.

    Un hommage émouvant

    C’était notamment l’occasion de médiatiser le don fait à JSP de 1 000 € par la famille de Thomas Childe.
    Thomas est un de ces papas qui a mis fin à ses jours après des années de souffrances liées à sa mise à l’écart de ses enfants de sa première union.
    La maman de Thomas, qui est britannique et sa dernière compagne nous ont expliqué qu’il est d’usage en Grande-Bretagne de faire une collecte à l’occasion de la sépulture pour un don allant dans le sens de la vie du défunt. Ce fut donc un hommage émouvant.

    Nous tenons tout à la fois à rendre hommage à ce papa, à remercier sa famille pour son apport à JSP, et à continuer à sensibiliser sur ces souffrances silencieuses, peu médiatisées, qui pourtant détruisent non seulement des papas, mais aussi leurs enfants.

    … et ces jours-ci nous l’ont rappelé cruellement. Ainsi avons-nous également souhaité rendre hommage à nos adhérents David Kerhoas, à Paris, et Jean Calfort, en Bretagne, tous deux tombés le mois dernier dans un contexte similaire. Ils rejoignent malheureusement les cas de Thibault Steiner début 2024 en Bordelais et Jean-Luc en Mayenne à l’été 2024.

    Hélas, la famille de Jean nous disait que, dans la même quinzaine, un autre papa, sur une commune voisine, avait connu le même funeste destin…

    Si nous nous fions à des publications militantes récentes, on parlerait de trois suicides de papas séparés par jour en France

    Jamais-sans-Papa : la démarche d’un accompagnement global

    Ce que je peux vous dire, c’est que dans notre démarche d’accompagnement global, nul doute que nombre de ceux qui nous appellent, en restant esseulés, pourraient connaître la même fin tragique.

    À ceux qui sont dans le désespoir, le cas de Thomas, par exemple, qui a obtenu une décision post-mortem favorable, doit montrer à quel point il faut savoir garder espoir en toute hypothèse. Nous sommes là pour vous y aider.

    À tous ceux qui participent à l’écoute et à l’accueil au sein de Jamais Sans Papa (JSP), soyez convaincus que votre rôle est précieux.

    Ainsi fut précieux ce qu’a apporté Sylvain Cailly, notre référent en Bretagne, disparu de maladie lui aussi prématurément à la cinquantaine ! Ses fils peuvent être fiers de lui à cet égard.

    À tous, notre volonté est de perpétuer et d’améliorer nos capacités d’accompagnement afin que les papas connaissent une destinée à la hauteur de l’amour qu’ils portent à leurs enfants… et Dieu sait qu’ils leur en portent énormément ! Toutes nos démarches veulent aller dans ce sens.

    Les regroupements régionaux comme celui-ci permettent ainsi, outre cette thématique particulière, un retour des actions associatives de JSP, la remontée des préoccupations de chacun, des points spécifiques ou des échanges avec des professionnels.
    Ce fut le cas, en lien avec la thématique, avec Geneviève Schmit et Sébastien Lacoffe (psychologues) qui sont intervenus à distance et Maître Salomé Bourgeois (avocate à Rennes) qui nous a fait l’honneur de sa présence appréciée toute l’après-midi.

    En tout état de cause, le partage est le fil conducteur.
    La vie de tous et celle de l’association ne peuvent que s’enrichir au travers de ces rencontres.

    Merci à tous nos adhérents qui ont parfois fait plus de 100 km pour y participer.
    Merci à tous ceux qui ont répondu à l’invitation d’une manière ou d’une autre.
    Merci aussi à ceux qui, partageant nos objectifs, nous ont rejoints.

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  • PPL 819 sur la garde alternée : un espoir pour les enfants, les Papas et la Justice

    PPL 819 sur la garde alternée : un espoir pour les enfants, les Papas et la Justice

    PPL 819 sur la garde alternée : un espoir pour les enfants, les Papas et la Justice

    La députée Christine Le Nabour a déposé le 21 janvier, une proposition de loi visant à faire de la garde alternée la norme légale, en cas de désaccord entre les parents. Notre association, Jamais sans Papa, s’est mobilisée pour convaincre les députés de soutenir ce texte, qui est d’ores et déjà celui qui a généré la plus large adhésion à l’Assemblée sur le sujet. Son examen est espéré d’ici la fin de l’année.

    La proposition de loi n°819 (PPL 819) déposée le 21 janvier 2025 par Christine Le Nabour, députée d’Ile-et-Vilaine (Ensemble pour la République), n’est pas le premier texte visant à faire de la garde alternée le régime préférentiel (en droit, on parle de « présomption légale »).

    Une des premières propositions de loi allant dans ce sens avait été déposée en octobre 2017, il y a donc 8 ans déjà. Sa rédaction laissait moins de place aux dérogations potentielles, ce qui avait pu freiner certains soutiens. En outre, elle était portée par un député homme et avait été présentée par “seulement” 31 parlementaires, dont 8 femmes, tous issus du Modem.

    Un texte transpartisan et massivement soutenu par les femmes

    Avec la PPL 819, la situation est très différente : début août, le texte a déjà été cosigné par 92 députés, dont 41 femmes. Les dames représentent ainsi près de 45% des signataires, alors qu’elles ne comptent que pour 36% des élus au sein de l’Assemblée.

    Au passage on remarquera que parmi ces 92 signataires figure Véronique Riotton (Haute-Savoie ; Ensemble pour la République), membre du Haut Conseil à l’Egalité et présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes à l’Assemblée nationale.

    Cette proposition de loi est transpartisane. Elle réunit des signataires des Socialistes à la Droite républicaine, en passant par les différentes composantes du bloc central. Les partis les plus radicaux – LFI et RN – n’ont volontairement pas été sollicités par l’autrice du texte, afin de permettre le plus large soutien possible lors du dépôt de la PPL, certains députés refusant de cosigner une proposition aux côtés de membres d’un de ces deux groupes.

    Une stratégie qui porte ses fruits : 92 signataires, cela représente 1 député sur 6 et même 1 député sur 4 si l’on ne prend pas en compte les deux groupes non sollicités. Jamais un texte sur la garde alternée n’a recueilli un tel soutien avant sa mise au vote.

    Une approche davantage personnelle que politique

    Evidemment, lors du scrutin, tous les élus, quel que soit leur groupe, pourront voter en faveur de cette PPL 819 et il est fort possible que, sur cette question sociétale, les groupes parlementaires n’exigent pas de discipline de vote.

    Jamais Sans Papa a en effet contacté, par messages ou lors de rencontres “présentielles” des dizaines de députés de tous les groupes, LFI et RN compris. Et les nombreux échanges avec ces élus témoignent d’une approche davantage personnelle que politique sur la question de la garde alternée.

    Quelques-uns ont signifié leur net refus de voter le texte. D’autres n’ont pas souhaité le cosigner lors de sa présentation mais pourraient tout de même voter favorablement lors du scrutin. Et beaucoup nous ont signifié leur clair soutien à cette PPL 819.

    L’espoir est donc réel, pour les enfants, les Papas (qui sont les plus nombreux à pâtir d’une résidence exclusive de l’enfant chez l’autre parent, mais des mères sont aussi concernées) mais également pour l’égalité des droits et la Justice avec un J majuscule, de voir cette proposition de loi adoptée d’ici quelques semaines ou mois.

    Si tout va bien, le vote pourrait même avoir lieu d’ici la fin de l’année. Néanmoins, puisque le débat va se poursuivre jusqu’à la mise au vote, il semble plus que jamais nécessaire de poursuivre le travail d’information et de persuasion : l’opposition semble en effet redoubler d’intensité depuis le mois de juin, certaines associations pro-femmes n’hésitant pas à recourir aux arguments les plus fallacieux pour s’opposer à cette évolution en faveur de l’égalité des droits.

    Alors n’hésitez pas à sensibiliser, vous aussi, la ou le député de votre circonscription sur l’importance de voter en faveur de cette PPL 819 (un courrier type peut vous être transmis pour une première démarche. Pour le recevoir, écrivez à contact@jamais-sans-papa.fr).

    Que dit le texte ?

    La PPL 819 comporte un article unique qui instaure la garde alternée comme norme en cas de désaccord entre les parents sur la résidence de l’enfant.

    Mais cette présomption légale ne s’impose pas systématiquement. D’abord, les parents peuvent toujours s’entendre, dans le cadre d’un accord de gré à gré, sur l’établissement de la résidence principale de l’enfant chez l’un d’entre eux.

    Ensuite, le texte prévoit que la garde alternée ne s’applique pas si l’un des parents « démontre » qu’elle est « contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

    De plus, le juge peut, « notamment en raison de l’âge de l’enfant ou d’autres circonstances particulières », décider d’une période d’adaptation provisoire « ou prévoir une autre modalité́ [de garde] ».

    Lorsque l’enfant ne peut bénéficier de la garde alternée ou des adaptations susmentionnées, « le juge motive spécialement sa décision et privilégie la solution qui préserve, dans la mesure du possible, la continuité́ de son environnement familial, social et scolaire. »

    Dans son « Exposé des motifs », l’autrice de la PPL rappelle « les nombreuses études mettant en évidence les bienfaits d’une implication équivalente des deux parents » et, au contraire, « les conséquences négatives de l’absence d’un parent dans la vie quotidienne [de l’enfant] ».

    Elle mentionne aussi que « La Convention internationale des droits de l’enfant, dans son article 9, stipule que tout enfant a le droit d’entretenir des contacts réguliers avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt supérieur. »

    Se plaçant toujours dans l’intérêt de l’enfant, la députée note également que l’instauration de cette « présomption légale » en faveur de la garde alternée « incite à privilégier les solutions équilibrées et limite les conflits parentaux », « réduit les contentieux en offrant un cadre clair et prédéfini » et « favorise une stabilité émotionnelle pour l’enfant, en réduisant les conflits de loyauté et en assurant la continuité des liens affectifs et éducatifs avec ses deux parents. »

    Tout en précisant bien que « les cas de violences domestiques, d’éloignement géographique ou de circonstances particulières continueront d’être examinés avec soin par le juge. Cette disposition ne vise pas à imposer un modèle unique, mais à offrir un cadre clair, équitable et centré sur l’intérêt supérieur de l’enfant. »

    Pour en savoir plus

    Le texte de la proposition de loi et l’exposé des motifs :
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0819_proposition-loi

    La FAQ dédiée à la PPL 819 du collectif Défendre les enfants, très impliqué et très documenté sur le sujet :
    https://defendre-les-enfants.eu/faq

    Le site de la député Christine Le Nabour, qui donne des informations régulières sur l’avancée du texte :
    https://www.christinelenabour.fr/avancees-sur-l-egalite-parentale-et-le-soutien-aux-victimes-de-violences-conjugales.php

    La proposition de loi de 2017 :
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b0307_proposition-loi